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samedi 4 septembre 2010

Adscriptor : quelques réflexions à voix haute sur le blogging !


Voici 57 mois que je publie en moyenne un billet tous les deux jours : 860 en tout, 710 sur ce blog et 150 sur d'autres blogs (dont 136 sur mon blog italien)...



Ce n'est pas affaire de quantité, mais de constance ! Depuis que j'ai commencé, en mars 2005, je n'ai pas été constant les premiers mois, avant de me rattraper par la suite, d'abord en traitant essentiellement de traduction et d'Internet, et plus récemment en mettant le cap sur l'Italie :
En revanche, à ce jour, avec seulement 17 billets tagués "Italie" sur 609, l'argument n'a représenté qu'à peine 2,8% de ma production, ...
J'en suis aujourd'hui à 90 sur 710, soit globalement 12,68%, une augmentation significative puisque cela veut dire que sur mes 101 derniers billets, j'en ai consacré 73 à l'Italie (72,3%, ou trois billets sur quatre) !



Avec une longueur de billet accrue de plus de 50% (!) par rapport à ma précédente moyenne de 900 mots par billet, puisque j'en suis à 1 373,48 avec mes billets tagués Italie (123 613 mots pour 90 billets). Mais il faut bien ça pour tenter d'expliquer un pays inconcevable et « aussi difficile à comprendre pour un étranger que l’Italie » ! En cohérence avec ce que j'annonçais dans Changement de cap :
Je n'ai encore aucune idée du rythme de publication, les sujets sont longs et complexes, ce qui est d'autant plus délicat lorsqu'on veut tenter d'expliquer les choses clairement, avec des mots simples. Et avec des mots vrais, surtout, qui savent faire le tri entre, d'une part, une propagande officielle visant à l'obscurantisme et l'abêtissement du peuple, et, de l'autre, la réalité des choses.
J'ai réalisé le nuage sémantique des 40 substantifs plus fréquents dans ces 90 billets consacrés à l'Italie :





L'importance démesurée de Berlusconi, qui conditionne négativement et gravement ce qui reste de la vie démocratique italienne, ressort de façon suffisamment éloquente par l'image et par les chiffres, sans qu'il soit besoin de mots :







Bien sûr, d'aucuns pourraient se demander pourquoi "perdre" autant de temps dans une activité aussi "inutile" que le blogging. Je ne vais pas faire dans l'originalité, ma motivation principale est le partage, comme la plupart des blogueuses et blogueurs :
Sur ces 70 billets, les principales raisons invoquées sont, à :
  • 57%, le partage au sens large (35 fois le verbe, 5 fois le substantif)
  • 38,6%, les rencontres occasionnées, virtuelles ou réelles (17 fois le verbe, 10 fois le substantif)
  • 30%, l'écriture (16 fois le verbe, 5 fois le substantif)
  • 27,1%, l'échange (15 fois le verbe, 4 fois le substantif)
  • 22,9%, le plaisir de bloguer (16 fois le substantif)
Maintenant, si l'on donne une valeur arbitraire de 100% à ces cinq raisons, la répartition est la suivante :
  1. partage, 32,5%
  2. rencontres, 22%
  3. écriture, 17%
  4. échange, 15,5%
  5. plaisir, 13%




Et bien évidemment parce que j'aime écrire, et lire ! Ça me rappelle un billet actuellement introuvable sur Internet, que j'ai rédigé fin mai 2008 pour MoteurZine sur l'approche professionnelle au blogging, qui contient également des pistes pour bloguer au quotidien, dont voici l'essentiel :
...tenir un blog peut s'avérer une activité extrêmement sérieuse, à défaut d'être financièrement rentable.



Donc si vous rêvez de devenir un blogueur pro, ou un pro du blogging, si vous préférez, sachez d'abord quelles sont les conditions de départ minimales pour tenir un blog au quotidien, et comment se conjugue le verbe Bloguer dans la réalité. Entre autres :
  • Bloguer, c'est savoir écrire ET savoir lire, toujours s'informer de tout, avec constance et rigueur ;
  • Bloguer, c'est découvrir les trésors insondables de la blogosphère, du Top Wikio aux Skyblogs, en passant par vos domaines de prédilection : pour chaque domaine, il n'est pas rare qu'il y ait des dizaines, voire des centaines d'excellents blogs, il faut les connaître ; sans quoi, peu importe le domaine, comment amener une expertise nouvelle, un point de vue original – les vôtres – sur les choses ? C'est votre différence, votre personnalité, qui vont donner le ton ;
  • Bloguer, c'est chacun/e son style, ses spécificités : par exemple, qui blogue court et nerveux, de fréquentes séries de billets succincts, destinés à aiguillonner le lecteur, qui blogue long et par petites touches, moins d'un billet par jour sur le mois, davantage porté sur l'analyse. Seul dénominateur commun : susciter la réflexion et nouer le dialogue en créant du CONTENU. Du contenu de qualité et ouvert : des liens, encore des liens, toujours des liens. Des liens à profusion, l'hypertextualité est la richesse du Web ;
  • Bloguer, c'est considérer les autres blogueurs comme des pairs plutôt que des concurrents, c'est jouer en réseau, dans le blogging l'union fait la force, les réseaux de blogs sont courants aux Etats-Unis, en France on finira bien par y arriver… ;
  • Bloguer, c'est se fixer des étapes, des délais, raisonnables, réalisables en fonction de ses forces, ses capacités, ses idées, ça se prépare à l'avance, qu'on traite de l'événementiel ou des sujets de fond ;
  • Bloguer, c'est du rêve, de la passion, de l'enthousiasme, de la curiosité à 360°, etc., autant de facteurs indispensables pour se lancer et tenir la distance, mais ça ne suffit pas ;
  • Bloguer, c'est du travail, de la fatigue, cela demande de l'assiduité, de l'obstination, une certaine discipline de travail, il ne faut pas avoir peur de passer des nuits blanches, ne surtout pas s'attendre à des résultats faramineux du jour au lendemain, c'est pas un 100 mètres mais un marathon, une course d'endurance qui se joue sur le long terme…
En clair, bloguer c'est un état d'esprit, avec à la clé, tout au moins sur le Web francophone, davantage une reconnaissance personnelle que financière, même si l'impact sur la vie professionnelle peut être fort et rapide…



C'est également une veille permanente et une activité sociale qui ne se limite pas à la seule blogosphère mais investit les réseaux sociaux dans leur ensemble : Twitter, Flickr, Delicious, YouTube, Slideshare, Facebook, forums et listes de discussion, newsletters, alertes, etc.



N'attendez pas simplement que les lecteurs viennent à vous, allez vers eux. Faites-vous connaître, intervenez, commentez, participez à la conversation générale,
join the conversation disent les anglo-saxons…
En mars 2005, lorsque j'écrivis mes premiers billets, je me posais beaucoup de questions sur l'utilité du geste... Aujourd'hui, si ça peut aider à la réflexion de quelqu'un qui souhaite se lancer dans le blogging, j'ai trouvé la ma réponse : si c'était à refaire, je le referais !



Au fond, il n'est jamais trop tard pour bien faire... Si vous n'avez pas encore de blog, pensez-y :-)





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lundi 5 janvier 2009

Un sourire pour 2009


Gratuitement offert par Paul, sept ans et (presque) toutes ses dents, et par ses deux pères, le père Noël et moi-même :-)







Et puisque petit Paul est un feu d'artifice à lui tout seul, toujours dans la série "feux d'artifice", ça m'amène à vous proposer des images du réveillon du premier de l'An, un peu avant et un peu après les 12 coups fatidiques de minuit.



C'est un reportage à la télé italienne qui m'y a fait penser, où ils proposaient des images du monde entier, et notamment des Champs Élysées, en précisant que les feux d'artifice y étaient interdits.



Chose totalement inconcevable pour les italiens, et plus on va au sud, plus c'est inconcevable. Notamment en Campanie, qui regroupe 5 provinces : Avellino, Benevento, Caserte, Naples et Salerne.



Ma belle-famille étant originaire de Cava de' Tirreni, 45 km au sud de Naples et 7 au nord de Salerne, petite ville particulièrement charmante et vivante (d'ailleurs cette nuit ils fêtent la nuit blanche, dans la plus pure tradition parisienne)...





... il faut savoir que dans la tradition campane, toute famille qui se respecte tire ses propres feux d'artifice, certains dépensant même des milliers d'euros à chaque réveillon !



Je vous propose donc un extrait de 8 minutes pour des feux qui ont duré 8 heures !!! (j'ai entendu les premiers tirs à 18h le 31 et les derniers à 2h du matin le 1er, vu qu'après j'ai fermé les yeux...) Disons que le clou dure 2 heures non stop, sans interruption de 23h à 1h, c'est au coeur de la vidéo, à partir de la 2e minute (la vidéo commence par le sourire de Paul et de ma femme, puis 1 minute d'entrée en matière et après le spectacle des feux tirés dans chaque famille, chaque cour de bâtiment, chaque village, etc.).



C'est fait avec mon caméscope, sans prétention, du balcon de chez mon beau-frère au septième étage, où l'on voit parfois se détacher dans l'ombre, sur la ligne d'horizon, le contour des Apennins, cette chaîne montagneuse qui forme la dorsale de la péninsule italienne.







Je ne vous garantis pas la qualité des images, mais vous allez voir que c'est étonnant, et c'est comme ça chaque année. Vous entendrez de temps en temps des déflagrations plus fortes, ce sont de vraies "bombes" qui font trembler tout l'immeuble quand ça pète à proximité. En général ça sert pour le réveillon, et accessoirement pour faire exploser les rideaux d'aciers des magasins de négociants récalcitrants au racket (pour les descriptions, lire Gomorra, de Robert Saviano). Du reste...



En Italie on dit souvent que Naples, ce n'est pas l'Italie, c'est Naples. C'est exact. Et la Campanie ressemble à Naples, qui en est la capitale. D'ailleurs, ce qui se passe en ce moment dans l'actualité illustre parfaitement mon propos. Voir Naples et mourir, qu'ils disaient...



Donc, comme vous pouvez le constater, malgré des centaines de blessés chaque année et de fortes résistances d'une partie de la population, la tradition ne change pas !



Remarquez, en France on n'a pas les feux d'artifice, mais on a les voitures brûlées, ça compense...





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P.S. Billet dédié à Gérard, un français parent de la famille de mon beau-frère, décédé en 2008 et qui aimait l'hospitalité qu'il recevait à Cava de' Tirreni, à tel point qu'il y venait tous les ans. On s'y était croisés une fois. Il laisse une femme et trois enfants, et pour eux l'année 2009 ne s'annonce vraiment pas sous les meilleurs auspices.



S'ils me lisent un jour, qu'ils sachent que ce tendre sourire leur est plus particulièrement adressé.



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mercredi 1 octobre 2008

Les journalistes italiens selon leur lectorat

Les journalistes italiens selon leur lectorat



Pour 68% des italiens, ce sont des menteurs ! Contre "seulement" 60% en 1997.



Une pathologie dont le président du Conseil est immune, par définition !



Une opinion que ne semble pas partager son principal opposant, Walter Veltroni, ex-maire de Rome, qui a déclaré hier que Silvio Berlusconi ne savait dire que des conneries et lancer des injures, outre avoir une certaine propension aux mensonges...



Mais revenons-en aux journalistes, la digression m'emporterait trop loin. Voici les autres résultats :
  • 60% des sondés les jugent peu ou pas du tout informés (contre 48% en 97)
  • pour 52% des gens, ils ne sont pas indépendants
  • 48% les trouvent partiaux, et 40% corrompus
  • pour 55% des personnes, ils ne sont pas préparés à l'information (très mal préparés pour 32% et mal préparés pour 23%, contre 15% qui trouvent leur préparation excellente, 20% bonne et 10% suffisante)
L'étude AstraRicerche, réalisée par téléphone auprès d'un échantillon de 2 000 personnes, a également identifié les "douze commandements" des journalistes proportionnellement aux exigences de leur lectorat :

  1. la compétence thématique ou sectorielle, nécessaire pour 90% des sondés
  2. le professionnalisme et une juste utilisation de leur savoir-faire (79% des sondés)
  3. la clarté (77%)
  4. la capacité d'impliquer émotionnellement leur lectorat (73%)
  5. l'efficacité de la communication (65%)
  6. l'éthique (64%)
  7. la mesure, pour éviter de transmettre agressivité ou anxiété (62%)
  8. le respect des autres (53%)
  9. aider leur lectorat à mieux comprendre (50%)
  10. fournir une information utile (47%)
  11. savoir éduquer le lectorat pour qu'il améliore ses capacités au fil du temps et apprenne à approfondir les arguments qui l'intéresse (37%)
  12. enfin, savoir faire son métier permet à la limite d'être antipathiques, puisque seuls 36% des interviewés considèrent la sympathie une condition sine qua non pour être journalistes
Mais c'est bien la seule concession que font les italiens aux détenteurs d'une carte de presse !



Cette recherche a été commandée il y a 6 mois par l'Ordre des journalistes de Lombardie, afin de tracer un cadre d'ensemble de l'évolution du métier et de son avenir. Selon Enrico Finzi, responsable de l'étude :
Le jugement de la société sur les journalistes ne cesse d'empirer.
Et en France ?





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jeudi 13 mars 2008

Adscriptor - Cinq choses importantes

Adscriptor - Cinq choses importantes



Guillaume Narvic me passe le flambeau pour narrer cinq choses sans importance à mon sujet, or en ce moment mon esprit est totalement accaparé par toute une série d'événements qui me prennent la tête, comme on dit si justement.



Ça fait comme une chape qui me comprime le crâne sans répit. Donc je me dis qu'après tout, en parler me libérera peut-être un peu le cerveau.



1. Il y a des moments où je n'ai plus envie d'écrire sur Adscriptor. Ce désintérêt est dû en partie à la rareté des commentaires sur ce blog. Presque 400 billets et aucun n'a jamais recueilli plus de 20 commentaires. D'où le sentiment diffus d'écrire le plus souvent pour les moteurs, qui sont incapables de dialoguer, ces cons ! De quoi éprouver aussi une certaine envie pour des blogueurs tels que Maître Eolas ou Laurent Gloaguen, dont les billets pulvérisent régulièrement le seuil des 100 commentaires (Beppe Grillo, lui, dépasse souvent les 1000...) ! Quant aux interrogations stériles de Mediapart, laissons-les à leur vacuité.

Et en partie au trop-plein de boulot qui fait que les priorités sont autres.



2. Il y a une autre raison, paradoxale, c'est que tout m'intéresse. Je m'informe sur tout, et j'ai envie d'écrire sur tout. Ou presque. Tous les sujets, tous les domaines. Notamment les noms de domaine. Donc au passage permettez-moi de saluer l'apparition d'un forum dédié, Domaineur.com. Résultat : j'ai plein d'idées de billets chaque jour, tout en sachant que pour un billet écrit, il y en a dix qui ne verront jamais le jour. Par manque de temps. Voilà pourquoi je me sens souvent découragé, et impuissant, face à l'ampleur de la tâche.

Seule la poésie pourrait me soulager, mais voici des années que la veine est épuisée.



3. Je m'inquiète chaque jour davantage d'une certaine mentalité procédurière à outrance dont font preuve certains de mes conpatriotes (orthographe délibérée), dont la fréquence augmente régulièrement et dont la légitimité des motivations m'échappent de plus en plus : économiques certes, destinées à faire peur, c'est évident, "légales", probablement, mais en aucun cas "justes". Tantôt c'est DatingWatch, tantôt lespipoles, une fois c'est la Web réputation, l'autre les entreprenautes, aujourd'hui c'est Presse-citron, et demain ?...

Faudrait peut-être revenir à la tradition avisée des sommations d'usage.



4. Il y autre chose qui m'inquiète encore plus, c'est la situation en Italie, où je suis intimement convaincu que, depuis Mussolini, en passant par la Démocratie chrétienne et Craxi (les initiés comprendront), personne n'a jamais fait autant de mal à ce pays que Silvio Berlusconi. Qui a toutes les chances d'être réélu une troisième fois Président du Conseil des Ministres dans environ un mois... Nous sommes donc à la veille d'en reprendre pour cinq ans, de force et non de gré, car comme le dit un représentant de sa propre majorité : Berlusconi est ce qu'il est, mais on n'a que lui ! Or de fait, en l'état actuel des choses, je ne vois aucune alternative possible ni crédible. Même si j'aimerais bien me tromper...

Ceci dit, je lui réserve un billet de mon cru, ad personam, en vue de sa réélection aussi triste que probable.



5. Enfin, cette année marque un tournant décisif dans ma vie professionnelle, avec de nombreux projets en cours qui me passionnent, du lancement imminent de Translation 2.0 Open Project avec Primoscrib à la création de marques avec Quensis...

Les priorités dont je vous parlais au point 1. :-)



En conclusion, que Narvic m'excuse si je m'écarte un peu du but original de la chaîne des choses sans importance, mais je ne me sens pas la fantaisie d'imposer le boulet de mes digressions à qui que ce soit. Et si quelqu'un tient absolument à reprendre une chaîne...





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P.S. @ Narvic, réflexion incidente : perso je crois qu'il me reste encore tout un tas de choses à transmettre... (notamment à mon fils ;-)



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